Découvrez cette technique non polluante
de lutte contre la prolifération du moustique tigre

De nombreuses maladies dans le monde et à la Réunion sont transmises par les moustiques. Sur l’île de la Réunion, l’épidémie de chikungunya qui a eu lieu en 2005-2006 a touché environ 30% de la population (selon l’INVS “266 000 personnes ont présenté, à un moment ou à un autre, une forme clinique de la maladie” et “252 certificats de décès mentionnant le chikungunya ont été recensés”). Elle a également eu des répercussions au niveau national. C’est pourquoi les scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ont décidé de contribuer à la recherche de solutions afin de lutter contre les maladies transmises par les
moustiques, grâce à la Technique de l’Insecte Stérile (TIS). Il s’agit d’introduire dans la nature des moustiques mâles rendus stériles. Une fois lâchés dans l’environnement naturel, ces moustiques entrent en compétition avec les mâles sauvages pour s’accoupler avec les femelles. Une fois inséminées par le sperme stérile, ces femelles génèrent des œufs non viables. Des lâchers et répétitifs de mâles stériles permettent alors de réduire les populations de moustiques au cours des générations suivantes, et diminuent ainsi le risque de transmission de maladies chez les humains.

TIS PICTO TIS MOUSTIQUES VECTEURS

Quels sont ces moustiques vecteurs et que transmettent-ils ?

Les agents responsables de la dengue, du chikunugnya, du zika et de nombreuses autres maladies sont transmis à l’homme lors de la piqûre d’un moustique femelle. Dans le monde, il existe de nombreuses espèces de moustiques. La plupart sont inoffensives, mais certains appelés «vecteurs», véhiculent des agents pathogènes (parasites ou virus) responsables de maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le paludisme. Les moustiques vecteurs d’agents infectieux les plus courants appartiennent aux genres Aedes, Anopheles et Culex.

Aedes albopictus

©IRD - Maxime Jacquet

Anopheles gambiae

©IRD - Nil Rahola

Culex pipiens

©IRD - Nil Rahola

LES MOUSTIQUES DU GENRE AEDES sont les vecteurs des affections communément appelées arboviroses comme la dengue, le chikungunya, le zika ou la fièvre jaune. Après avoir piqué une personne contaminée par un virus, les moustiques femelles peuvent rester infectieux toute leur vie qui dure jusqu’à 50 jours – et transmettre le virus à d’autres personnes lors de futures piqures. Les moustiques piquent préférentiellement le jour et plutôt en extérieur. Le rayon d’action des moustiques du genre Aedes est généralement compris entre 50 et 150 mètres autour de l’endroit où la femelle pond ses œufs. Cependant, les Aedes, en dépit d’une dispersion active limitée à quelques dizaines, voire centaines de mètres autour des gîtes larvaires, certains individus sont capables se disperser rapidement sur de grandes distances en profitant de l’activité humaine (véhicule, transport de marchandise, etc…).

CERTAINES DES ESPÈCES COMPRISES DANS LE GROUPE DE MOUSTIQUES ANOPHELES peuvent être vecteurs du paludisme, une des premières causes de mortalité en Afrique. Ils se retrouvent particulièrement dans des zones périphériques ou rurales où ils sont actifs à l’aube comme au crépuscule.

LES MOUSTIQUES DU GENRE CULEX sont les plus communs. Ils sont présents dans les climats tropicaux ou tempérés, en ville ou dans les campagnes. Les Culex piquent en général de nuit et beaucoup d’entre eux sont très domestiques, comme Culex quinquefasciatus que l’on trouve en Inde et aux Etats-Unis. Le groupe Culex comporte également des vecteurs majeurs de filariose humaine et de très nombreux arbovirus d’intérêt médical, comme par exemple la fièvre du Nil, l’encéphalite de Saint Louis, l’encéphalite japonaise, etc.

Selon le dernier recensement l’Ile de la Réunion compte environ 13 espèces différentes de moustiques appartenant aux groupes Aedes, Culex et Anopheles, dont la plupart sont inoffensives et ne présentent donc pas de risque pour la santé publique
Le point commun entre toutes ces espèces est leur cycle de reproduction, qui comporte une phase aquatique pour les larves et nymphes et une phase aérienne pour les adultes (Plus de détails sur https://www.ocean-indien.ars.sante.fr/moustiques- maladies-la-reunion-et-mayotte-0)

A LA RÉUNION, LE MOUSTIQUE AEDES ALBOPICTUS, plus connu sous le nom de “moustique tigre” (reconnaissable à ses rayures noires et blanches sur tout le corps ainsi que sur les pattes) est le plus redoutable car c’est l’espèce qui assure la transmission de virus responsables des maladies comme la dengue et le chikungunya. Tout comme sa “cousine” Aedes aegypti, également présente sur l’île de La Réunion, cette espèce est une invasive et prolifère dans les îles de l’océan Indien en raison des conditions environnementales ou climatiques favorables. La différence entre les deux membres de ce même groupe de moustiques est la plus grande compétitivité d’Aedes albopictus et sa faculté d’adaptation à de nouveaux milieux. A La Réunion, Aedes albopictus est largement dominant et a réussi à circonscrire Aedes aegypti à des zones refuges aux dimensions très limitées, ce qui explique pourquoi cette dernière n’est pas considérée comme principale vecteur des virus transmis par les moustiques à La Réunion.

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La compétitivité

Les espèces de moustiques sont de vraies conquérantes ! Chacune cherche à étendre son territoire et l’arrivée d’une espèce peut causer le départ des autres. C’est exactement ce qu’il se passe à la Réunion entre les cousines Aedes albopictus et aegypti. A ce jeu-là, c’est toujours la première qui gagne ! Par conséquent, seule Aedes albopictus, déjà impliquée dans la transmission du virus de chikungunya en 2006, peut être considérée comme responsable de l’épidémie actuelle.

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Une espèce invasive

Une espèce invasive ou envahissante est une espèce introduite qui vient de l’extérieur (non indigène). Aedes albopictus est une espèce invasive, originaire de l’Asie du Sud-Est, classée parmi les espèces les plus envahissantes et nuisibles. Lutter contre le moustique tigre revient donc à rétablir l’écosystème réunionnais initial.

TIS PICTO VIDÉO1

Vidéo

Pour en savoir plus sur le moustique tigre et sur la manière dont cette espèce véhicule des maladies, regardez la vidéo réalisée par l’IRD : https://www.ird.fr/la-mediatheque/videos-en-ligne-canal-ird/le-moustique-tigre-the-film Depuis le début de l’année 2018, La Réunion connaît une épidémie de dengue, transmise par le moustique tigre. Cette maladie entraîne, entre autres, fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, fatigue, nausées, ou encore vomissements et, dans certains cas, des complications s’avérant mortelles notamment chez les populations vulnérables telles que les enfants et les personnes âgées. Si vous ressentez ces symptômes, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
TIS PICTO TIS TECHNIQUES LUTTE

Les techniques de lutte actuelles ?

Il n’existe aujourd’hui pas de traitements spécifiques à la plupart des maladies transmises par les moustiques comme la dengue ou le chikungunya. Toutefois, l’identification de la maladie par votre médecin permettra aux pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires à la limitation de la propagation du virus.

EN L’ABSENCE DE MÉDICAMENTS SPÉCIFIQUES ET DE VACCIN, LA LUTTE CONTRE CES MALADIES REPOSE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE TECHNIQUES DE LUTTE ANTIVECTORIELLE (LAV) QUI PERMETTENT AUX AUTORITÉS :

  • d’agir afin d’identifier et d’éliminer les lieux de ponte ou gîtes larvaires.
  • de procéder à une démoustication autour du domicile des personnes malades signalées.
  • d’informer les populations pour qu’elles se protègent contre les piqûres de moustiques.
  • de sensibiliser les populations sur la nécessité d’éliminer les eaux stagnantes dans et autour de leurs habitations.

LES CAMPAGNES D’ÉLIMINATION DES GÎTES LARVAIRES ET DE DÉMOUSTICATION SONT MENÉES DE JOUR ET DE NUIT.

Elles consistent à répandre des produits insecticides sur des zones plus ou moins étendues et à vérifier qu’il ne subsiste aucun réservoir d’eau stagnante.

"et moi je dois faire quoi ?"

En complément à ces actions de démoustication, l’ARS recommande à la population :

  • de se protéger des piqûres en portant des vêtements longs et en utilisant du répulsif.
  • d’éliminer les lieux où les larves se développent (notamment éliminer les récipients abandonnés et vider tout les récipients qui peuvent contenir de l’eau stagnante, comme les pots de fleurs).

De plus, l’ARS souligne l’impossibilité de vaincre les épidémies attribuées aux moustiques sans le concours et la responsabilisation de chacun. Des petits gestes simples peuvent aider à mettre fin à l’épidémie actuelle (illustration ci-contre)

TIS PICTOLOUPE PROJET TIS

Le projet de la Technique de l'Insecte Stérile

LA TECHNIQUE DE L’INSECTE STÉRILE (TIS) EST UNE MÉTHODE PRÉVENTIVE DE LUTTE ANTIVECTORIELLE qui a pour vocation de diminuer le risque de transmission de maladies chez les humains.

LA TIS EST UNE TECHNIQUE COMPLÉMENTAIRE AUX MÉTHODES DITES « CLASSIQUES » DE LUTTE ANTIVECTORIELLE (LAV).
Contrairement aux campagnes de démoustication menées par l’ARS pour combattre les épidémies, la TIS est en revanche inappropriée en période épidémique, mais reste une méthode de prévention qui permet de renforcer sans jamais remplacer les méthodes visant à diminuer l’abondance des moustiques. C’est pourquoi, il reste important que chacun conserve ses bons gestes et habitudes en matière d’élimination des gîtes larvaires et de protection contre les moustiques.

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Vidéo

La Technique de l’insecte stérile repose sur l’introduction dans la nature, un grand nombre de moustiques mâles rendus stériles après avoir été exposés à des rayons X. Il ne s’agit pas de mâles dont l’organisme aurait été génétiquement modifié. On ne lâche que des moustiques mâles car ils ne piquent pas l’homme (seules les femelles piquent l’Homme). Une fois lâchés dans la nature, ces moustiques mâles stériles entrent en compétition avec les mâles sauvages pour s’accoupler avec les moustiques femelles. Après accouplement avec un mâle stérile, un moustique femelle pond des œufs qui ne peuvent pas éclore. Des lâchers massifs et fréquents d’insectes mâles stérilisés permettent alors de réduire les populations de moustiques au cours des générations suivantes, et diminuent ainsi le risque de transmission chez les humains. Cette stratégie innovante, plus ciblée sur l’espèce visée, est respectueuse de l’environnement. Elle offre en même temps un complément utile à d’autres outils de lutte antivectorielle et une alternative à l’utilisation d’insecticides.

Règlementation

Que dit la loi ? Jusqu’à présent, la TIS a été appliquée avec succès dans le cadre de la lutte intégrée contre les insectes nuisibles en agriculture dans plusieurs pays (États-Unis, Mexique, Espagne, Canada, …), mais son utilisation contre les moustiques vecteurs fait encore l’objet d’études, notamment à la Réunion, et d’autres pays en Afrique, Europe et en Asie. Ainsi étudier la faisabilité de l’application de la TIS au cas du moustique tigre dans le contexte de l’île de La Réunion constitue un objectif commun de l’IRD, du Ministère de la Santé et de la Région Réunion, élaboré en réponse à la crise du chikungunya qui a frappé l’île en 2006. Développée dans le cadre d’un programme de recherche conduit depuis 2009 et grâce aux subventions du Fond Européen de Développement Régional (FEDER) et du Ministère de la
pour combattre les épidémies, la TIS est en revanche inappropriée en période épidémique, mais reste une méthode de prévention qui permet de renforcer sans jamais remplacer les méthodes visant à diminuer l’abondance des moustiques. C’est pourquoi, il reste important que chacun conserve ses bons gestes et habitudes en matière d’élimination des gîtes larvaires et de protection contre les moustiques.
Santé, la TIS est une innovation technologique dont tous les éléments constitutifs sont désormais maîtrisés à La Réunion. Cependant, l’efficacité de lâchers de mâles irradiés aux rayons X à des fins de lutte antivectorielle reste à démontrer à petite échelle avant son application à large échelle à La Réunion. Aujourd’hui aucun cadre législatif ou réglementaire européen ou français n’existe pour encadrer les lâchers de moustiques mâles stérilisés par irradiation aux rayons X pour prévenir les maladies transmises par les moustiques vecteurs. A la suite de nombreuses consultations au niveau national, l’obstacle réglementaire à la mise en œuvre de la TIS est en passe d’être surmonté, et l’IRD espère obtenir prochainement un arrêté préfectoral autorisant la mise à l’essai des lâchers de mâles stériles d’Aedes albopictus à la Réunion.

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En résumé, voici les différentes étapes nécessaires à la mise en œuvre de la TIS :

La phase n°1

La première phase du programme de recherche sur la TIS à La Réunion a été menée entre 2009 et 2014. Elle a permis la collecte des données pour mieux comprendre la biologie et l’écologie du moustique tigre, le développement et la maîtrise des outils technologiques de production à grande échelle de moustiques mâles stériles et enfin le renforcement des capacités requises pour l’élaboration des modalités de la mise en œuvre de la TIS. Elle a surtout permis de démontrer l’efficacité de la TIS utilisée aux fins de lutte contre Aedes albopictus réunionnais en conditions de laboratoire.

Il convient désormais de conforter son efficacité sur le terrain en organisant des lâchers de moustiques mâles stériles sur une petite surface habitée. L’IRD et ses partenaires prévoient donc de s’engager dans une Phase 2 pour tester, en conditions réelles, la TIS contre Aedes albopictus dans une petite zone d’essai à La Réunion.

Pour que ces lâchers soient efficaces, il est estimé qu’il faudra lâcher environ cinq à dix fois plus de moustiques mâles stérilisés que de moustiques mâles sauvages. Selon les études basées sur les populations naturelles de moustiques tigre à La Réunion, ces moustiques sauvages sont moins nombreux en saison hivernale. C’est pourquoi, cette deuxième étape du projet TIS devrait intervenir durant le prochain hiver austral, suivi d’une période d’évaluation de son efficacité pour la réduction de l’abondance des moustiques.

Une technique sans risque pour la population

La TIS s’appuie sur le lâcher en masse de moustiques mâles stérilisés par des rayons X, qui en transférant un sperme stérile aux femelles sauvages, vont les empêcher de produire une descendance.
LES LÂCHERS DE MOUSTIQUES STÉRILES SUR LE TERRITOIRE RÉUNIONNAIS NE PRÉSENTENT PAS DE RISQUE POUR LA SANTÉ DES POPULATIONS. Les lâchers de moustiques mâles (exclusivement) ne feront pas augmenter le risque de piqûres de moustiques car les mâles ne piquent pas l’homme. En effet, seuls les individus femelles piquent les humains car elles ont besoin de sang pour faciliter la maturation de leurs œufs. En piquant l’homme, la femelle du moustique-tigre injecte la salive dans sa victime pour fluidifier le sang et peut ainsi transmettre des maladies si elle est infectée.
LA SÉPARATION DES SEXES EST DONC UNE ÉTAPE CRUCIALE DE LA TIS.

Comment faire pour séparer les moustiques mâles des moustiques femelles ?

Au cours de leur développement les larves de moustiques se transforment en nymphes mâles et femelles. La nymphe femelle est plus grosse que la nymphe mâle. Cette différence de taille est exploitée pour séparer les nymphes mâles et femelles à l’aide d’un système de tamis de différentes tailles de mailles.

L’APPLICATION DE LA TIS PRÉSENTE PLUSIEURS AVANTAGES, NOTAMMENT PARCE QU’ELLE PERMET UNE LUTTE PLUS ÉCOLOGIQUE ET PLUS CIBLÉE. EN EFFET, LES BÉNÉFICES ATTENDUS DE LA RÉDUCTION DU NOMBRE DE MOUSTIQUES POUR LA POPULATION SONT MULTIPLES :

 

 

 réduction de l’abondance ou de la densité de moustiques dans la nature
baisse des nuisances dues aux piqûres de moustiques du fait de  la diminution de la population de cet insecte. diminution du nombre de maladies transmises par
les moustiques.
 amélioration du confort de vie et bénéfices
financiers pour les ménages qui n’auront à acheter du répulsif que de manière occasionnelle.

AFIN DE PROPOSER LA MEILLEURE SOLUTION RÉPONDANT AUX ATTENTES, L’IRD A MENÉ DES ÉTUDES DE PERCEPTION ET D’ACCEPTABILITÉ SOCIALE AUPRÈS DES ÉLUS ET DES POPULATIONS DES ZONES DE LÂCHERS TESTS. LES RÉSULTATS OBTENUS ONT PERMIS D’ÉLABORER UN PLAN DE COMMUNICATION QUI SERA MIS EN ŒUVRE POUR ACCOMPAGNER LES LÂCHERS DE MÂLES STÉRILES, DE MANIÈRE À APPORTER EN TEMPS RÉEL AUPRÈS DES PUBLICS CLÉS DES INFORMATIONS TRANSPARENTES ET UTILES À UNE BONNE COMPRÉHENSION DE LA DÉMARCHE SCIENTIFIQUE DU PROJET.

Les Réunionnais sont majoritairement convaincus de l’efficacité des méthodes de LAV pour lutter contre les moustiques. 68 % des personnes interrogées pensent qu’il est possible de réduire le nombre de moustiques à La Réunion.

La TIS reste une technique de LAV relativement méconnue et qui doit être d’avantage expliquée aux Réunionnais. 34% des personnes interrogées ont déjà entendu parler ou ont déjà discuté de la technique de l’insecte stérile.

Les attitudes spontanées vis- à-vis de cette technique sont globalement positives à ce stade du programme : près de 2 Réunionnais sur 3 (61%), soutiennent le développement de cette méthode à La Réunion.
Il n’existe aujourd’hui pas de traitements spécifiques à la plupart des maladies transmises par les moustiques comme la dengue ou le chikungunya. Toutefois, l’identification de la maladie par votre médecin permettra aux pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires à la limitation de la propagation du virus.
TIS PICTO QUI SOMMES NOUS

Qui sommes-nous ?

L’Institut de recherche pour le développement (IRD) est un établissement public français placé sous la double tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Organisme pluridisciplinaire reconnu internationalement, l’IRD est un référent scientifique sur les grands enjeux du développement. Sa feuille de route est calée sur les Objectifs de développement durable (ODD) définis par l’ONU à l’horizon 2030. L’IRD porte une démarche originale de recherche, d’expertise, de formation et de partage des savoirs au bénéfice des territoires et pays qui font de la science et de l’innovation un des premiers leviers de leur développement.
Pour en savoir plus : www.ird.fr

Territoire européen insulaire (RUP) et tropical, La Réunion dispose d’atouts géostratégiques pour la région Afrique australe, Afrique de l’Est et océan Indien (AEI) créant un environnement propice au développement d’activités de recherche, de développement et d’innovation. L’IRD est présent à La Réunion depuis1987, avec le premier programme de suivi de l’environnement marin lié au développement de la pêche thonière française dans l’océan Indien. Au fil des années et des programmes, les équipes se sont étoffées pour répondre aux problématiques du territoire et de la région actuels :

 préserver la biodiversité et gérer durablement les ressources
limiter les effets du changement climatique et anticiper les aléas du climat
comprendre l’évolution des sociétés
améliorer la santé des populations.

Dans le domaine de la santé, les recherches de l’IRD visent à mieux comprendre les mécanismes de transmission des agents infectieux, afin de proposer des indicateurs d’alerte et des stratégies innovantes de contrôle. C’est dans ce cadre que le projet TIS est mené à la Réunion.
Pour en savoir plus : http://www.la-reunion.ird.fr/

TIS PICTO CHIFFRES CLÉ

Chiffres clés

TIS PICTO PARTENARIAT

Projet TIS : un projet conduit en partenariat

Porté par l’IRD le projet TIS est piloté par une équipe de l’Unité mixte de Recherche Mivegec à La Réunion (responsable : Louis Clément Gouagna) et conduit en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Agence Régionale de Santé Océan Indien (ARS OI), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD, l’Etablissement Français du Sang (EFS) de l’hôpital Bellepierre, l’Université de la Réunion, l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), ILM et le Centro Agricoltura Ambiente “G.Nicoli” (CAA) Italy.

Partenaires financiers

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